Des membres du Réseau International pour le Tourisme Scientifique renforcent leurs liens lors de rencontres organisées au Québec.

Directores de TecnoScience y los doctores Bourlon, De Grandpré y Mao.

Les activités réalisées au Québec (Canada) du 20 au 31 Octobre ont rassemblé quelques 50 chercheurs du Canada, de France, Suisse, Bélgique, Brésil et Chili lors du Symposium international francophone de recherche sur le plein air (23 au 25 octobre) et permis de partager les expériences en tourisme scientifique avec une 15 acteurs du tourisme québécois.

Quatre institutions membres du réseau du Tourisme Scientifique, le Centre d’Études des Écosystèmes de Patagonie (CIEP), l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), l’Université Grenoble Alpes (UGA) et l’Université Caxias do Sul (UCS) se retrouvent au Québec pour un séminaire et des visites de terrains.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la collaboration interinstitutionnelle entre le CIEP, les université UQTR, UGA et UCS et a été parrainée par l’UQTR, le laboratoire Pacte en France et diverses institutions publiques et privées du Canada et de la France. Un symposium international sur le tourisme de nature à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), a permis de présenter le tourisme scientifique au Chili et au Brésil ainsi que des initiatives identifiées au Québec. Des rencontres avec des entrepreneurs touristiques et des organismes gouvernementaux ont eu lieu dans la ville de Chicoutimi et diverses localités de la Côte-Nord au Québec. Le but des échanges et des visites de terrain était de partager les connaissances et l’expérience du Chili, dans la région d’Aysén, au Brésil et les avancées d’une étude comparative entre le nord du Québec et la Patagonie dans le domaine du tourisme scientifique afin de promouvoir son développement auprès des universités, agences et entreprises touristiques canadiennes.

Le séminaire organisé par l’UQAC, a réuni une cinquantaine de participants de six pays (Canada, France, Suisse, Belgique, Brésil et Chili). Plusieurs universités ayant une formation en tourisme et plein air ont pu se familiariser avec le tourisme scientifique en tant qu’activité qui intègre la recherche académique, la formation et le tourisme. Aysén a été présenté comme une destination à l’avant-garde du sujet, pertinente pour les chercheurs, les étudiants et les voyageurs intéressés par l’approfondissement de leurs connaissances. Après le séminaire, des rencontres et visites à des agences de développement touristique, des organismes d’éducation et des entrepreneurs : le centre de formation en plein air de l’UQAC, l’Association touristique régionale (ATR) de la Côte-Nord, la station scientifique Uapishka, l’organisme Technoscience Saguenay-Lac-Saint-Jean, la Réserve mondiale de la biosphère de Manicouagan, la Station de surveillance des cétacés à Tadoussac et le service des visites guidées de Hydro Québec). Ceci a permis de partager l’expérience chilienne en tourisme scientifique et les avancées de son développement en France, au Brésil et au Québec.

En allusion au programme de collaboration, Fabien Bourlon, chercheur au CIEP, déclare que,  » la collaboration avec l’Université du Québec à Trois-Rivières repose sur le fait que les régions d’Aysén et du Nord du Québec présentent de nombreuses similitudes, en tant que destinations touristiques et en matière de recherche scientifique en cours. Cependant, il existe des différences dans les approches touristiques et les moyens d’organiser l’offre ». C’est ainsi que le Québec compte 22 régions, représentées par des associations touristiques régionales (ATR) qui regroupent des membres issus d’entreprises publiques et privées, autochtones et non autochtones, de la culture, de l’éducation et de la conservation. Elles structurent la promotion et la concertation de l’offre entre partenaires au niveau régional, collectent des données sur la dynamique touristique, organisent des études de marché et proposent des stratégies de développement, en coordination avec le ministère du Tourisme. Pour sa part, le professeur François de Grandpré de l’Université du Québec à Trois-Rivières, souligne que  » le CIEP et les acteurs d’Aysén ont plus de 10 ans d’expérience en tourisme scientifique. Mes visites au Chili m’ont convaincu de l’importance pour nous d’en tirer des leçons pour améliorer notre offre au Québec, en adaptant une forme de tourisme scientifique aux particularités de nos territoires les plus nordiques. C’est un fait que dans les zones isolées de nombreuses recherches sont menées dans une diversité de domaines, pas seulement celles liées à la nature. Les chercheurs sont nombreux, les études sont conséquentes et elles peuvent contribuer à améliorer ou construire une offre innovante pouvant attirer de nouveaux visiteurs ». Un autre membre de la délégation, le Dr Michel Bregolin, de U de Caxias do Sul, souligne que  » le tourisme scientifique est pertinent pour penser un tourisme qui met en valeur des thématiques culturelles et contribue à la conservation. L’expérience du Chili et ce que nous voyons au Canada, nous montre aussi que le tourisme scientifique est une voie pertinente pour l’État du Rio Grand Groso do Sul ».

La collaboration entre membres du réseau international de tourisme scientifique se poursuivra en 2020 avec des échanges au Chili, au Brésil et au Canada en mai. Il s’agira pour chacun de renforcer les capacités de leurs régions à créer des initiatives de tourisme scientifique et de consolider le concept en tant qu’outil de différenciation des destinations émergentes.

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